BOUBOUTEATIME SOUL

BAND OF HORSES





A l'époque, je me souviens avoir parié gros sur la grande future ascension de Band of horses ; non pas que je me revendique médium dans l'univers musical pop-indé branchouille mais j'avais déjà de bons feelings à l'écoute des premiers albums et celà même depuis "Everything all the time", premier album de la band Américaine, sorti en 2006 chez Sub Pop records.
Demandez à n'importe quel bon amateur d'Indie qui se respecte, il vous répondra la plupart du temps par : "The Funeral"ou encore "Our swords" titres phares de l'album ( ils le sont à mes yeux aussi ) ; on retrouve sur le magnifique "The Funeral" les arpèges délicats et la voix envoûtante de Bridwell appuyés par une rythmique puissante et des chœurs aériens. Incontestable chef d’œuvre de cet album, le morceau résonne encore longtemps dans nos oreilles et produit toujours son petit effet malgré les écoutes répétées et on se lasse "presque" après écoute entière de ce dernier, ce dernier réussissant tout de même à tirer son épingle du jeu et réussissant à tenir un rythme musical assez soutenu et la monotonie ne se fait pas pressentir ( validé .)

Certaines critiques diront que d'albums en albums,le groupe passe peu à peu de l'ombre à la lumière et là où le rock lyrique de Band of Horses tendait vers le crépusculaire, il revient aujourd'hui fermement tourné vers l'éclat du jour et "les moribonds" c'est ainsi qu'ils avaient été annoncés par la presse, deux albums plus tard et après des entrées et sorties de membres,à daté d'aujourd'hui : Rob Hampton,Creighton Barrett,Bill Reynolds, Ryan monroe , BOH revient en 2010 avec un 3ème opus "Infinite arms" et mon avis est assez partagé . D'un côté, l'album jouit par conséquent d’autant de morceaux que de potentiels hits. Moins denses, toutes plus directes et entraînantes, les douze nouvelles chansons s’assurent au moins de rencontrer un succès populaire ( je n'ai pas dit mainstream ) Le plus souvent agréables et bien ficelées, elles risquent tout de même de s’attirer les foudres de certains puristes. ( cela devait bien arriver hein ) . Le problème, c'est que si je vous transmet mon avis personnel avec mon petit penchant bon public, ça ne va pas le faire du tout mais je m'y frotte tout de même parce-qu'après arrive la partie la moins drôle. ( ton faussement grave employé ).

Avec ‘Infinite Arms’, les ballades s’échappent à un rythme quasi-industriel, jusqu’à fonder la quasi-totalité de l’album. Un choix surprenant, certes, mais qui se légitime par la variété de jeu proposé. Orchestrations minimalistes pour les unes (« Evening Kitchen »), épiques pour les autres (« Factory »), avant que d’autres influences rentrent en jeu. Un filet de blues suit des romances sous fond de guitares acoustiques (« For Annabelle », « Infinite Arms »), une ambiance country s’invite pour les séquences nostalgie (« Older »), avant qu’un trio sublime de virées spatiales ne complètent la tracklist (« Blue Beard », « On My Way Back Home », « Neighbor »).

Alors bien sûr, le groupe et son leader Ben Bridwell ont toujours le sens de la mélodie parfaitement construite. C'est juste que tout cela paraît assez vain. C'est agréable à l'écoute mais jamais transcendant, on en ressort avec l'impression que même le groupe n'y croît plus. Les arrangements avec l'apport de cordes ne suffisent pas à insuffler ce supplément d'âme qui habitait le groupe lors de l'enregistrement de "Everything All The Time".

A l'avenir, on espère juste qu'ils ne tireront pas de trait sur l'essence musicale de leur albums passés, car c'est cet essence même qui rend légitime notre profond attachement à l'écurie de Seattle....

http://www.bandofhorses.com

By Bouchra Benhalima